
Non, comme certains esthètes tchèques le prétendent, Ronux n'est pas une marque de dentifrice. De quoi s'agit-il donc alors ? D'un virus ? D'une maladie vénérienne rare ? D'un anthrax ? D'un groupuscule terroriste grec ? Une branche satanique de la secte Fiat Lux ? Tout ça à la fois mais en bien plus menaçant. Ronux est en fait un orchestre mal famé de jeunes gens probablement rongés par les pires drogues de l'hexagone et aux mœurs les plus abjectes puisqu'ils affectionnent particulièrement le triolisme et la vie de patachon. Plongés dans un marasme psychique qui repousse les limites de la démence, ces êtres hideux plus proches de l'animal que de l'humain produisent un vacarme aussi bruyant qu'infâme avili par la pire des logorrhées éructée par un psychopathe pouilleux frôlant le nanisme. Sales, hirsutes, mal habillés, haïssant le travail autant que leurs géniteurs et dégageant des effluves d'ivrognerie provoquant parfois l'évanouissement de leur public décérébré de chômeurs, ils effraient femmes et enfants par leur aspect monstrueux et répugnant. Les maisons de disques dignes de ce nom fuient Ronux comme la peste bubonique, en conséquence de quoi et pour le malheur de tous, l'infernal trio se produit dans les endroits les plus en marge de la société, pervertissant tout sur son passage, ceci en dépit d'interdictions en tous genres et des levés de boucliers de diverses associations de protection de la jeunesse. De sinistre mémoire, le 7 avril dernier de l'an de grâce 2011, on les a même vus débaucher la clientèle pourtant si sagement huppée de la librairie "le Monte-en-l'air" à Ménilmontant. Le volume sonore fût si extrême que sept membres du public furent victimes de combustion spontanée, toutes les pages des ouvrages répertoriés jaunirent sous cette avalanche de crétinisme et le rideau de fer fondit littéralement sous la pression des décibels tandis que le libraire Guillaume Dumora frisait la dépression nerveuse et que deux voisins se défenestrèrent en salopant la terrasse de leurs corps sans vie. Il va sans dire que dès les premières mesures, chaque survivant de ce jour maudit perdit l'usage des cinq sens ou au mieux la raison. Les commandos anti-terroristes pourtant aguerris aux actes les plus ignobles, n'osèrent pas même approcher le périmètre alentour et quand le FBI et les forces armées osèrent enfin intervenir, les trois pieds nickelés de l'horreur s'étaient déjà retranchés dans divers bouges clandestins encore inconnus des autorités. Tout le quartier est désormais bouclé et on attend avec effroi que les épouvantables Ronux ressurgissent des entrailles de la civilisation. Afin qu'il soient enfin maîtrisés et mis sous les verrous en vue d'un châtiment exemplaire qu'on souhaite sévère, on tente de les appâter avec diverses liqueurs et autres drogues; en vain : il semblerait qu'ils s'approvisionnent par le biais d'obscurs cartels. Craignant le terrible moment de leur réapparition, une cellule d'aide psychologique a été mise en place afin de soutenir les victimes. On espère que la population locale ne cèdera pas à la panique.
Ronux pris en flagrant délit. Rhô, mais qu'ils sont laids !
Leur monespace de feignants tout graisseux qui marche même pas : http://www.myspace.com/lesronux
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